Le Colloque National du Photovoltaïque de l’EPIA (Association européenne de l’industrie photovoltaïque, voir fiche Acteur) “Vers un développement durable de la filière photovoltaïque en France” s’est donc tenu le 27 juin dernier à Aix-les-Bains, faisant suite à l’Assemblée générale de l’Association le 26 juin.

Quels sont les principaux enseignements au niveau du marché français de cette intéressante journée, qui a réuni 370 personnes, dont tout de même 60 % de Français, le deuxième pays le plus représenté étant bien sûr l’Allemagne ?

Au niveau des objectifs :

La filière française se fixe des objectifs ambitieux : 7000 MW en 2020 (pour 5400 MW retenus par le COMOP EnR lors du Grenelle)  . Aux dernières nouvelles, 100 MW seraient installés à ce jour…

Au niveau des tarifs : 

Au niveau mondial, le marché est basé sur les politiques d’incitation (pas de situation “naturelle”)
Pour les professionnels, et notamment Eric Laborde (DG de Photowatt) et André Antolini (Président du Syndicat des Energies Renouvelables), le tarif d’achat de “l’électricité verte” ne sera pas remis en cause dans les prochaines années : la filière a besoin de stabilité, de visibilité sur le moyen terme.
Dans le secteur résidentiel, la profession réclame un tarif intermédiaire pour les panneaux photovoltaïques qui ne seraient pas intégrés au bâti (rappelons que c’est cette condition qui permet actuellement d’avoir en France les tarifs les plus attractifs, mais elle entraîne néanmoins un surcoût d’installation, donc peut constituer un frein au développement massif du marché)
Pour les entreprises ou les industriels souhaitant “exploiter” leur toiture pour produire de l’électricité, là encore, un relèvement du tarif est réclamé pour permettre un vrai décollage de ce marché prometteur (ce secteur représente 50 % du marché allemand !)

Au niveau du raccordement au réseau :

La procédure apparaît encore très (trop) complexe
Les délais beaucoup trop importants : 10 MW ont été raccordés au premier trimestre, pour plus de 60 MW en attente. La file d’attente pose de gros problèmes. Les demandes ont triplé entre 2006 et 2008 (22000 demandes déjà faites en 2008), et le problème pour ERDF (Electricité Réseau Distribution, filiale EDF) est de passer d’un stade artisanal à “l’industrialisation des raccordements” pour gagner du temps, c’est à dire déjà ramener à 6 mois les délais actuels !

Source: news.espace-enr.com

* Alsace:  0 MW installé/11,5 MW en cours/3 ZDE validées/aucune ZDE en cours d’instruction
* Auvergne: 67 MW installés/117,5 MW en cours/1 ZDE validée/4 ZDE en cours d’instruction
* Basse-Normandie: 56,8 MW installés/172,2 MW en cours/5 ZDE validées/5 ZDE en cours d’instruction
* Bourgogne: 0 MW installé/174 MW en cours/3 ZDE validées/3 ZDE en cours d’instruction
* Bretagne: 293,3 MW installés/359,5 MW en cours/8 ZDE validées/33 ZDE en cours d’instruction
* Centre: 325,15 MW installés/417 MW en cours/2 ZDE validées/3 ZDE en cours d’instruction
* Champagne-Ardenne: 146,7 MW installés/794,82 MW en cours/10 ZDE validées/aucune ZDE en cours d’instruction
* Corse: 29,5 MW installées/38,5 MW en cours/hors dispositif ZDE
* Franche-Comté: 30 MW installés/0 MW en cours/aucune ZDE validée/1 ZDE en cours d’instruction
* Haute-Normandie: 84 MW installés/218,5 MW en cours/2 ZDE validées/aucune ZDE en cours d’instruction
* Ile de France: 0,06 MW installé/0 Mw en cours/1 ZDE validée/3 ZDE en cours d’instruction
* Languedoc-Roussillon: 282,34 MW installés/257,05 MW en cours/5 ZDE validées/6 ZDE en cours d’instruction
* Limousin: 9 MW installés/18,2 MW en cours/aucune ZDE validée/7 ZDE en cours d’instruction
* Lorraine: 368,6 MW installés/229,6 MW en cours/8 ZDE validées/6 ZDE en cours d’instruction
* Midi-Pyrénées: 120,2 MW installés/220,85 MW en cours/4 ZDE validées/1 ZDE en cours d’instruction
* Nord-Pas-De-Calais: 257,63 MW installés/136,1 MW en cours/13 ZDE validées/1 ZDE en cours d’instruction
* Pays-De-La-Loire: 155,65 MW installés/187,1 MW en cours/3 ZDE validées/8 ZDE en cours d’instruction
* Picardie: 243,7 MW installés/674,8 MW en cours/12 ZDE validées/ 7 ZDE en cours d’instruction
* Poitou-Charentes: 27,7 MW installés/163,3 MW en cours/3 ZDE validées/aucune ZDE en cours d’instruction
* Provence-Alpes-Côte-d’Azur: 39,25 MW installés/86,4 MW en cours/3 ZDE validées/1 ZDE en cours d’instruction
* Rhône-Alpes: 113,95 MW installés/110,1 MW en cours/5 ZDE validées/aucune ZDE en cours d’instruction
* DOM: 43,82 MW installés/3,87 MW en cours/hors dispositif ZDE
* COM: 32,72 MW installés/6,7 MW en cours/hors dispositif ZDE

Source: Systèmes solaires

En retard sur ses voisins européens, la France s’est enfin dotée de trois labels de performance énergétique en mai 2007, qualifiant des bâtiments plus performants que la réglementation officielle - RT 2005 - en vigueur:

- HPE 2005: haute performance énergétique
- THPE 2005: très haute performance énergétique
- BBC 2005: bâtiment basse consommation

Source: Système solaires

Biofuels represent 2.6% of the energy content of all fuels used in road transport in Europe today. Nearly half of the target of 5.75% for 2010 set by the directive on biofuels has thus been reached in four years time. To achieve 5.75%, the European Union is going to have to increase its production and doubtless call even more on imports, at a moment when biofuels are found at the core of complex ecological and economic issues.

-Biodiesel production in the European Union countries in 2006 and in 2007 (in thousands of tons) according to EBB (European Biodiesel Board):
     * France:  743 (2006) - 872 (2007)             * Total in EU: 5 713 (2007)

- Bioethanol production in the European Union in 2006 and 2007 (million of liters) according to UEPA (European Union of Ethanol Producers):
    * France: 293 (2006) - 550 (2007)               * Total in EU: 1 708 (2007)

Source: Systèmes solaires

“C’est le premier texte de la rentrée, c’est le 3 octobre”, a affirmé Jean-Louis Borloo, ministre du développement durable sur la radio Europe 1, à propos de l’examen par le Parlement du projet de loi relatif au Grenelle de l’Environnement qui a été présenté le 11 juin en Conseil des ministres. Enfin, diront certains. Il est vrai que ce projet de loi d’orientation qui traduit les engagements du Grenelle lancé à l’initiative du président Nicolas Sarkozy en mai 2007, avait initialement visé une adoption au premier trimestre. Puis il avait été évoqué une adoption avant les vacances. Toujours sans résultat. Le scepticisme commençait même à gonfler sur la réelle volonté présidentielle de mettre en pratique son Grenelle. Jean-Louis Borloo rassure les troupes avant le départ en vacances !

Source: tecsol

Sans prévenir, une éclipse vient d’assombrir les opportunités de croissance de l’énergie solaire aux États-Unis.
Le Bureau of Land Management (BLM), unité du gouvernement américain qui gère les terres publiques fédérales, a annoncé à la fin du mois dernier un moratoire sur tous les grands projets d’énergie solaire qui lui sont soumis.

Ayant reçu 125 propositions de projets depuis 2005, pour une capacité installée totale de 70 000 MW, le BLM a décidé de lancer une vaste étude d’impact environnemental de ce type de projets, processus qui devrait durer environ deux ans.

Ce moratoire partiel touche six états américains de l’Ouest (Arizona, Californie, Colorado, Nouveau-Mexique, Nevada et Utah), identifiés par le BLM comme jouissant des meilleures ressources en énergie solaire. Pratiquement tous les projets présentés au BLM seraient d’ailleurs construits dans ces états.

Cette nouvelle a eu l’effet d’une douche froide sur une industrie de l’énergie solaire encore toute jeune, et donc relativement fragile. Un moratoire sur le développement de projets se trouvant sur des terres publiques pourrait forcer les promoteurs à trouver de nouvelles terres, privées cette fois, avec les surcoûts que cela entraînera.

Plusieurs entreprises ne s’opposent pas à ce que le BLM étudie les impacts environnementaux génériques de ce type de projets, mais elles déplorent que le gouvernement fédéral juge nécessaire de suspendre leur développement durant ce processus.

Cette difficulté s’ajoute à l’incertitude cyclique entourant le renouvellement par le Congrès de la subvention fédérale pour l’énergie solaire, qui vient à échéance à la fin de l’année. L’industrie éolienne américaine fait d’ailleurs face au même défi.

Le BLM souligne pour sa part que le processus d’évaluation des impacts environnementaux de ce programme, réalisé de concert avec le Département de l’Énergie, pourrait permettre d’accélérer l’approbation des grands projets d’énergie solaire.

Selon les résultats de l’étude, le BLM pourrait par contre aussi décider de continuer son approche au cas par cas, ou encore de limiter le développement de cette filière.

Deux types de projets seront étudiés, soit les parcs solaires regroupant un grand nombre de panneaux photovoltaïques, qui transforment les rayons solaires en électricité, et les centrales d’énergie solaire, où des miroirs réflecteurs concentrent les rayons solaires sur une bouilloire située au centre du système. Cette bouilloire produit de la vapeur, qui fait tourner des turbines électriques.

Parmi les impacts soulevant l’inquiétude du BLM, notons ceux sur la faune et la végétation, les impacts visuels, les matériaux toxiques et ceux sur les ressources en eau, ce dernier élément concernant seulement les centrales solaires.

Source: www.visiondurable.com

Alors que l’Union européenne, a fixé à 20 % la part des énergies renouvelables dans les consommations énergétiques totales à l’horizon 2020, André Joffre, président du pôle de compétitivité DERBI (Développement des Energies Renouvelables dans le Bâtiment et l’Industrie) et PDG de TECSOL, dresse un état des lieux du marché du solaire en France et de ses futurs développements.
       
Actu Environnement : Comment ressentez-vous l’évolution du marché de l’énergie solaire en France aujourd’hui ?
André Joffre : Le marché de l’énergie solaire est aujourd’hui relativement soutenu. Le chauffe-eau solaire commence à progresser, sa croissance se situe autour de 15 %. La tendance actuelle est à la baisse des prix. La concurrence est assez vive et commence à jouer sur une réduction des coûts. De son côté, le secteur du collectif est encore à la traîne. Il y a énormément à faire sur ce sujet, notamment dans les logements sociaux. Pourtant, il y a un grand intérêt à développer ce secteur : le coût de revient par logement est plus faible que pour une installation chez un particulier et on s’adresse dans ce cas là à des populations qui ont besoin de réduire leur facture énergétique. Mais nous ne disposons pas encore des outils nécessaires pour attaquer ce marché. Nous plaçons beaucoup d’espoir dans le Fonds Chaleur qui devrait voir le jour bientôt. Enfin, le photovoltaïque est le secteur du solaire le plus en pointe. La production en France et en Outre-Mer devrait atteindre 100 MWh en 2008, contre 45 MWh en 2007. C’est une progression énorme et l’on peut espérer que ça continue. Les demandes sont très fortes car il y a une appétence du public pour ces énergies.

AE : L’industrie est-elle prête à répondre à cette demande en hausse ?
AJ : Toutes les industries, des artisans aux opérateurs énergétiques, ont démarré et croient au décollement du secteur. Il y a de nombreux investissements aujourd’hui, que ce soit en amont, avec par exemple le projet d’usine de fabrication de silicium en Provence, ou tout au long du processus : fabrication de composants, de cellules… La démarche est en court. Et l’industrie française est en marche. Du côté des artisans, les gens sont très motivés. Ils sont nombreux à suivre des stages de qualification, tels que Quali-PV. Ces stages sont très rigoureux.
Maintenant, nous attendons beaucoup du Grenelle de l’environnement et des lois d’application qui définiront des objectifs précis en matière d’énergies renouvelables.

AE : L’Union européenne a fixé à 20 % la part des énergies renouvelables dans les consommations énergétiques totales à l’horizon 2020. Est-ce que cet objectif vous paraît ambitieux ?
AJ : Le Syndicat des énergies renouvelables a retranscrit ces objectifs en chiffres, filière par filière. C’est très ambitieux mais pas impossible ! Nous pensons que c’est réalisable ! Pour y parvenir, nous devons atteindre un rythme de croisière équivalent à celui du marché allemand d’ici 2015. Nous pouvons y arriver en 4 ou 5 ans…

AE : Qu’est-ce qui pourrait influencer cette évolution ou au contraire la freiner ?
AJ : Le photovoltaïque est intégré au bâtiment, il doit donc respecter le règlement du bâtiment, comme par exemple la garantie décennale… C’est un point qui prend un peu de temps. Mais il existe déjà des solutions, les industriels travaillent dur sur des produits intégrés au bâti. Cet aspect devrait rapidement être résolu. C’est une particularité française qui constitue une voie de salut à moyen et long terme pour le marché du solaire.
L’aspect financier est également important. Le crédit d’impôt est essentiel pour nous, il a fait preuve de sa performance. Il a un aspect attractif auprès du public très important. Les travaux du Grenelle ont prévu de le perpétuer jusqu’en 2020. Les aides régionales sont importantes également, même si celles-ci peuvent varier d’un territoire à l’autre. C’est un outil qui nous permet de développer des labels de Qualité comme Qualisol ou Quali-PV, ce que nous ne pouvons pas faire avec le crédit d’impôt, par incompatibilité avec l’Union européenne. Enfin, le tarif d’achat, c’est-à-dire vendre le courant à un prix majoré, aide. Les dispositifs existants sont opérants.

AE : Où se situent les futures innovations ?
AJ : Pour les chauffe-eau solaire, l’élément essentiel est de réduire les coûts. Ce qui n’est pas simple car le cuivre, élément majeur de cet équipement, est très cher aujourd’hui. Il s’agit donc de trouver des voies de remplacement de ce type de produits. Pour le photovoltaïque, l’innovation porte sur l’intégration au bâti et également sur la baisse des prix des composants. Le prix du photovoltaïque a globalement baissé de 5 % par an depuis 20 ans et cela devrait encore se poursuivre.

AE : Quel est le rôle des pôles de compétitivité dans ces innovations ?
AJ : Notre vocation est d’être des accélérateurs de l’innovation. Faire en sorte que les entreprises se connaissent, se reconnaissent, montent des projets ensemble. Au sein des pôles de compétitivité, les idées se formalisent, se partagent… Nous aidons les projets à naître, nous les soutenons dans leur recherche de financement…

AE : Récemment les 4 pôles de compétitivité français spécialisés dans les énergies, Capenergies, Derbi, S²E² et Tenerrdis, ont signé une charte…
AJ : C’est un accord de partenariat entre les 4 pôles. Nous avons chacun notre histoire, un territoire différent. Chacun a sa spécificité. DERBI est davantage axé sur les PME, TENERDIS travaille plutôt avec les grosses entreprises… Mais nous avons des projets qui impliquent des entreprises et des laboratoires de régions différentes. Il s’agit de se rejoindre pour faire avancer ces projets. Car si nous sommes concurrents, ou plutôt si les territoires qui nous portent sont concurrents dans leur attractivité aux entreprises, nous devons travailler au-delà de tout ça. Ce qui compte avant tout, c’est l’innovation et la baisse des coûts.

Propos recueillis par S.FABREGAT
 
Source: actu-environnement

Le salon des Energies Renouvelables, qui s’est tenu à Paris du 19 au 21 juin, a consacré le solaire photovoltaïque comme LA filière en développement en France pour cette année 2008, aux cotés des autres filières elles aussi présentes.
Il est clair que la marge d’évolution est importante, et donc, les parts de marché à prendre dès aujourd’hui : Rappelons que si la taille du marché français du photovoltaïque est estimée par le Syndicat des Energies renouvelables pour 2007 à 35,5 MW, (dont 16,5 outre-mer et Corse), les objectifs du Syndicat pour la filière sont de 2800 MW cumulés d’ici 2015 ! Des objectifs beaucoup plus ambitieux que ceux actuellement fixés dans l’arrêté du 7 juillet 2006 relatif à la programmation pluriannuelle des investissements de production d’électricité.

Source: news.espace-enr.com

Encore méconnue, la phytoremédiation permet de rendre des eaux potables, de dépolluer un air chargé en ammoniac ou de transformer des boues d’épuration en compost rien qu’en faisant pousser des plantes. À la fois écologique, économique, et esthétique, la phytoremédiation a déjà plusieurs réalisations de taille à son actif, et le potentiel pour devenir une solution incontournable.
Remplacer les stations d’épuration, peu esthétiques et souvent malodorantes, par des jardins, agréables et fleuris, c’est loin d’être une utopie. Cela existe déjà, à Honfleur (Calvados), où les eaux usées sont traitées en partie par phytoépuration, ou au parc du Chemin de l’île, à Nanterre (Hauts-de-Seine), où l’eau de la Seine devient utilisable pour la baignade.
Depuis l’Antiquité, les hommes ont compris que les plantes pouvaient être utilisées pour améliorer la qualité de l’eau. Mais ce n’est que dans les années 1990 que la phytoremédiation a suscité des recherches suffisantes pour trouver des applications à grande échelle. Dépolluer un sol contaminé, des eaux usées, un air chargé en composés chimiques, ou valoriser des boues d’épuration, pour toutes ces missions, les plantes sont capables de remplacer l’industrie. Elles dégradent des composés chimiques complexes, qu’elles utilisent pour se nourrir, et leurs racines abritent des microorganismes, qui font le même travail que les stations d’épuration.

Sécurité sanitaire

Phytorestore, première société française spécialisée dans les « Jardins filtrants » utilise divers types d’installation selon le but : épurer de l’air, de l’eau, ou des boues d’épuration. Dans tous les cas, le substrat à dépolluer est isolé de l’environnement jusqu’à son traitement complet, pour assurer la sécurité sanitaire. Le travail de dépollution est principalement effectué par les plantes, et complété par un système de filtres à changer tous les 10 ans, qui se chargent de piéger les éléments non-phytoassimilables. Le résultat est garanti.
« À condition de lui réserver suffisamment d’espace, un jardin filtrant peut totalement remplacer une usine d’épuration », explique Énée Bussac, responsable des ventes de Phytorestore. Bureau d’étude qui propose des jardins clés en main aux collectivités et aux entreprises qui sollicitent ses services, Phytorestore s’est occupé par exemple d’un écoquartier de 50 000 habitants dans la ville industrielle de Wuhan, en Chine, sur les bords du Yangtsé. « En France, la phytorestauration est encore méconnue. Les collectivités s’y intéressent de plus en plus, mais hésitent à se lancer dans de très grands projets. Pourtant, techniquement, c’est possible. » La plus grande réalisation française de Phytorestore, la station de phytoépuration de Honfleur, sur 4 hectares (l’équialent de six terrains de football), assure le traitement de l’eau pour 26 000 personnes.

Des solutions émergent

La recherche en phytoremédiation est très active. Si plusieurs substances chimiques restent problématiques (certains métaux lourds, les polychlorobiphényles - PCB), au fur et à mesure que la connaissance des propriétés dépolluantes des végétaux avance, des solutions émergent. Pour les métaux, sont utilisées des plantes hyperaccumulatrices, capables de concentrer du nickel, de l’or, du cobalt… dans leurs tiges ou leurs feuilles. Aux États-Unis, certaines sociétés se spécialisent même dans le phytominage : l’exploitation des métaux contenus dans les plantes utilisée à la phytoremédiation : lentilles d’eau, osier vert ou trèfle rouge.
La phytoremédiation, outre le traitement de l’eau, de l’air ou des boues, permet aussi d’améliorer la biodiversité des zones urbaines et péri-urbaines. Elle recrée des zones humides, refuges pour de nombreuses espèces d’oiseaux et de batraciens, « et dans la mesure du possible, toujours avec des végétaux locaux », affirme Énée Bussac. L’entretien des jardins est donc facile, assuré par les services espaces-verts des collectivités, et surtout, peu coûteux.

Source: Développement durable le journal

EDF Energies Nouvelles lance la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 7MWc sur un terrain appartenant à la Communauté d’Agglomération de la Narbonnaise.

C’est l’une des plus importantes centrales solaires actuellement en construction en France métropolitaine. Sa mise en service est prévue avant fin 2008.

La future centrale au sol est située sur un terrain en friche de la zone industrielle de Malvezy, sur la commune de Narbonne. D’une capacité de 7 MWc, elle fournira au réseau public d’électricité l’équivalent de la consommation annuelle d’électricité de plus de 4 200 habitants.

La construction entre actuellement dans sa phase active. Les premières structures support des panneaux solaires sont en cours de mise en place, ainsi que les onduleurs qui transforment le courant continu des panneaux solaires en courant alternatif. Les 95 000 modules de technologie couches minces, fournis par la société américaine First Solar, seront livrés sur site fin juillet. Le planning des travaux permet d’envisager la fin de la construction à l’automne pour une mise en service avant la fin de l’année 2008.

Le solaire photovoltaïque est devenu le deuxième axe prioritaire de développement d’EDF Energies Nouvelles, après l’éolien. L’entreprise a mis en service ses premières réalisations en Italie, en Espagne et aux Etats-Unis. Elle ambitionne de construire, pour compte propre et compte de tiers, 400 MWc à l’horizon 2011.

Source: Enerzine.com

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