Un rapport annuel effectue des tests sur les vitesses de connexions moyennes à internet des différents pays du monde. La capacité pour les entreprises et la population de se connecter à des réseaux haut débit et très haut débit est un facteur d’attractivité et de compétitivité.
Dans ce domaine l’Asie excelle avec le champion du monde, la Corée du Sud où l’on mesure une vitesse moyenne de 20,9 mégabits par seconde. le Japon arrive en deuxième place avec 15, 7 mégabits par seconde.
En Europe, la Suède, la Lithuanie, la Lettonie, la Bulgarie et la Roumanie sont dans les premières places. La France est en 23ème position avec 7,3 mégabits par seconde et l’Allemagne en 13ème position avec 8,4 mégabits par seconde.
Les Etats-Unis ne sont qu’en 28 ème position pour la vitess de connexion (5,1 mégabits par seconde) et en 15ème place pour le taux de pénétration du haut débit dans les foyers. Il est vrai que leur territoire est beaucoup plus vaste.
C’est à Nort sur Erdre, près de Nantes, que commence ce soir le très unique festival Jazz et Belle Plaisance : les Rendez-Vous de l’Erdre. Voici le programme présenté par le directeur artistique Armand MEIGNAN et le site internet du festival : www.rendezvouserdre.com
Pour les amateurs et ceux qui veulent découvrir des talents jazz régionaux qui se produiront cette fin de semaine, j’ai programmé sur ma web radio (www.radionomy.com/radio-jazz) des morceaux de 5 groupes des Pays de la Loire (8h-9h, 13h-14h, 18h-19h) et créé, sur Facebook, un groupe des « fans de radio-jazz« , avec notamment des vidéos de Jean NEVEU, éminent spécialiste du jazz à Nantes.
Je laisse la parole aujourd’hui à Armand MEIGNAN, directeur artistique pour la programmation jazz des Rendez-Vous de l’Erdre. J’ai assisté à la conférence de presse de l’édition 2009 (28, 29, 30 août), ce matin à la mairie de Nantes. Quelle belle promotion pour la ville de Nantes.
J’allais chercher des arguments pour renforcer les arguments de l’attractivité de l’agglomération nantaise. La musique, comme l’art sont des moyens de partager des émotions,associées au territoire, avec certains de nos prospects. Ces émotions permettent aussi de rendre nos territoires uniques. Le jazz étant une vraie passion, je suis motivé par le sujet.
Je ne m’attendais pas à ce que ce festival de jazz donne autant d’idées de projets de collaborations internationales : Jacksonville en Louisiane, Rome, Niigata au Japon.
50 nouveaux masters (sélectionnés sur 182 candidatures) et de 13 doctorats (sélectionnés sur 135 candidatures) dans le cadre du programme Erasmus Mundus viendront étoffer, à la rentrée 2010, l’offre actuelle de 103 masters à destination d‘étudiants de pays extérieurs à l’Union européenne.
Ce programme a été construit pour leur donner une offre européenne plus visible et de très haut niveau . Il favorise des cursus regroupant au moins trois établissements d’enseignement supérieur de trois pays européens différents.
Bilan : depuis 2004, Erasmus Mundus a attiré quelque 7.800 étudiants étrangers, venus de 105 pays. La Chine est le pays le plus représenté, suivie de l’Inde, du Mexique, du Brésil. Le programme est aussi très sélectif pour les étudiants et retient de l’ordre de 10% des candidats.
L’objectif est clairement de recruter des talents venus d’autres horizons qui intéresseront à terme des organismes de recherche ou des entreprises.
J’ai été interrogé vendredi dernier par Jessica DUBOIS, journaliste aux Echos sur la situation régionale concernant les investissements étrangers. L’article est paru ce matin et propose un tour de France des Agences régionales ainsi qu’ un point avec l’Agence Française des Investissements Internationaux (AFII).
L’AFII identifie plus de projets que l’an passé. Leur taille en termes d’emplois diminue et surtout les processus de décisions s’allongent. La contribution des investissements étrangers en terme d’emplois est donc prévue en baisse par rapport à 2008 (32 000 emplois).
Les agences régionales de développement observent de leur côté des situations contrastées.
Provence-Alpes-Côte d’Azur, Normandie et Midi-Pyrénées constatent une baisse des concrétisations des projets et des décisions qui se prennent plus difficilement.
Rhone-Alpes dispose d’une économie diversifiée et ne voit pas de « baisse notoire » dans la concrétisation des projets.
Poitou-Charentes, Pays de la Loire, Franche-Comté et Languedoc Rousillon mettent l’effort sur les projets concrets, constatent une montée des projets dans le domaine des énergies renouvelables.
L’Auvergne a le moral : 500 créations et maintiens d’emploi par des investissements étrangers ont été annoncés depuis janvier 2009 loin devant les 100 emplois dénombrés en 2008.
Trois remarques personnelles complémentaires :
le nombre de projets est souvent annoncé stable ou en augmentation. Les processus de décision étant parfois beaucoup plus longs, nous constatons sur nos régions une baisse du flux de projets à forte probabilité de concrétisation d’au moins 20%,
on observe de manière globale une tendance à la relocalisation des villes capitales en Europe vers des villes émergentes de « rang 2″ (voir l’étude OCO Global), ce qui conduit dans ce cas à des projets concrets où il faut savoir être très réactif,
nous avons également adapté notre stratégie de prospection et construit, grâce à la volonté de nos partenaires régionaux et en premier lieu les Conseils Régionaux, de véritables offres de marché et de co-développement : Plateformes Régionales d’Innovation en Pays de la Loire et Appel à Projets Photovoltaïques en Poitou-Charentes.
Dans un article du 19 mars 2008, je citais un titre de L’Automobile Magazine : “La France, capitale de la batterie“. L’auteur faisait allusion à l’usine Bolloré et celle de Johnson Controls – Saft à Angoulême. Concernant cette dernière, nous avons travaillé à négocier un accompagnement public de ce dossier stratégique pour gagner l’implantation européenne de cette usine en France. Les systèmes d’aides publiques sont très encadrés en Europe et une entreprise de plus de 500 salariés est généralement limitée à moins de 20% d’accompagnement public pour son investissement.
Je viens de lire un article (La lettre de la Bourse) concernant le choix de l’Etat fédéral américain concernant l’accompagnement de cette même entreprise Johnson Controls – Saft. En voici les éléments principaux :
Le département américain de l’Energie vient de lui attribuer une subvention de 299 millions de dollars pour la construction d’une usine de batterie lithium-ion pour véhicules hybrides dans le Michigan. Ce montant est supérieur à l’investissement envisagé pour le site (250 millions de dollars).
La subvention de l’Etat fédéral sera complétée par des crédits d’impôts et des primes de l’Etat du Michigan pour un montant de 148,5 millions de dollars.
Une autre subvention serait également versée pour la construction d’une autre usine à Jacksonville en Floride, d’un montant de 95,5 millions de dollars.
Soit un total d’accompagnement public de 543 millions de dollars pour Johnson Controls – Saft. Nous sommes à plus de 2 ordres de grandeur dans le montant d’accompagnement par rapport à l’Europe. La France aura des difficultés à rester la « capitale de la batterie ». Au delà de cette remarque, nous voyons se dessiner les choix stratégiques des Etats et les moyens consacrés à ces priorités. L’attractivité et la compétitivité d’un territoire sont liées à ces choix.
Souhaitons que l’Europe sache réagir efficacement dans cette compétition qui s’engage dans le domaine des sources d’énergies pour véhicules propres.
Ouest Atlantique a souvent abordé avec ses partenaires du développement économique, le sujet du lien entre culture, tourisme, économie et international. La biénnale Estuaire 2009 (voir le site) à travers sa lettre d’information hebdomadaire vient de mettre en avant les rencontres « internationales » des animateurs.
En voici quelques unes. « Exemples à Nantes où nous avons rencontré… »
Un couple berlinois à la découverte de Nantes et de “La Meute” …
Après avoir visité “From here to ear”, trois jeunes irlandaises en partance pour la côte.
Lorenzo et sa petite famille, italiens de Sienne, sortant du lieu unique, programme en poche, s’apprêtent à arpenter les rues de Nantes. Ils y croiseront peut-être la madrilène Ines, bien décidée à faire le grand tour d’Estuaire !
En sortant de “L’absence”, Philipp, le jeune allemand de Münster s’interroge quant à la suite de son parcours.
Pour compléter ce tour d’Europe, remercions Mark et ses parents, tout juste arrivés de Manchester d’avoir bien voulu prendre la pose !
L’Allemagne a depuis longtemps investi dans le secteur de l’énergie solaire (voir le blog d’Hugues NAUDET) et est le pays leader européen dans le domaine. On parle souvent du potentiel économique des énergies renouvelables. Au delà des annonces de surproduction actuelle, reprise aujourd’hui dans la presse, arrêtons-nous sur quelques chiffres (source les Echos) :
Chiffre d’affaires de l’industrie allemande de l’énergie solaire : 7 milliards d’euros en 2008,
46% de la production est destinée à l’étranger,
70 000 emplois dans le secteur. Estimation pour 2020 : 200 000 personnes,
15 000 entreprises. Leaders : Q-Cells (premier fabricant mondial de cellules solaires), SolarWorld, SMA Solar,
L’énergie photovoltaïque devrait représenter 1% de la consommation d’électricité en Allemagne en 2009.
CDC International, détenue à 100% par la Caisse de Dépôts et les sociétés du groupe, a été créée au printemps 2008 pour porter l’action internationale du groupe à destination des investisseurs de long terme.
CDC International exerce son action dans 2 directions :
la création d’un forum des investisseurs de long terme : www.ltic.org,
la mise en place d’une gamme de produits financiers adaptés aux investisseurs de long terme.
CDC International a engagé avec des partenaires traditionnels, mais aussi avec des investisseurs de long terme du golfe arabo-persique, du Canada, du Nord de l’Europe ou de Chine, le développement d’un corpus de doctrines, sur la base de travaux universitaires centrés sur le concept de l’investisseur de long terme.
En partenariat avec d’autres investisseurs de long terme publics et privés, est en projet le fonds Marguerite, mesure phare du plan de relance européen. Le fonds Marguerite est le « fonds européen 2020 pour l’énergie, le changement climatique et les infrastructures (transports) ». Son objectif cible en capital investissement est de 1,5 milliard d’euros, soit une capacité d’intervention de 5 à 10 milliards d’euros.
CDC International est dirigée par Jean SEBEYRAN, aussi contrôleur général du groupe.
Vu dans les Echos du jour. Selon une étude publiée début juillet 2009, par CMS Bureau Francis Lefebvre, les technologies propres seront au cœur de la relance de l’économie mondiale. Non seulement la crise n’a pas ralenti leur développement, mais elle va au contraire accélérer la croissance de ce secteur, qui pèserait plusieurs centaines de milliards d’euros à l’horizon 2015.
Réalisée par Oxford Analytica, cette étude souligne le rôle moteur que jouent les contraintes réglementaires et les politiques fiscales européennes sur la montée en puissance des technologies vertes, ainsi que l’impact direct que les objectifs de réduction des émissions de CO2 et le protocole de Kyoto ont d’ores et déjà sur les entreprises.
Les premiers secteurs bénéficiaires seront, toujours selon l’étude, les transports, la construction immobilière, l’agrochimie, la gestion de l’eau et le traitement des déchets. Pour Pierre-Sébastien Thill, président du directoire de CMS Bureau Francis Lefebvre,« la révolution verte est comparable au phénomène de la révolution informatique, si ce n’est à la révolution industrielle. Les technologies propres qui ont été durant des années une problématique cantonnée plus au domaine de l’énergie, prennent désormais de l’importance dans tous les autres secteurs économiques ».
Si l’analyse de cette étude confirme une tendance déjà observée, je retiens que si nous sommes face à une « révolution » comparable à celle de l’informatique, l’Europe et la France partent cette fois avec des atouts et une maturité bien supérieurs. A nous de les mettre en avant pour valoriser nos capacités d’innovation et créer une « Green Valley » européenne.