Recherche et innovation : il est urgent de réveiller l’Europe

Et ça continue ! Le titre de mon article reprend celui de Dominique GUELLEC (économiste à l’OCDE), Marc IVALDI et Franck PORTIER (Ecole d’Economie de Toulouse) paru dans Les Echos du 9 septembre dernier.

Le début de l’article a attiré également mon attention puisqu’ils mettent en avant que, dans un contexte d’énergie durablement chère, les entreprises européennes doivent donner des conditions de vie attractives aux citoyens en développant les produits et services qui les séduisent.

Les faits :

  • Le Japon et les Etats-Unis consacrent respectivement 100% et 60% de plus de leurs ressources à la recherche et au développement que l’Europe,
  • Sur la période 2001-2006, la productivité des salariés européens a augmenté de 1,3% par an , tandis que celle des travailleurs américains a crû de 2,2%. Avec un tel écart, en 20 ans, le niveau de vie des américains serait supérieur de 20% au notre,
  • Aux Etats-Unis, la moitié de l’effort R&D est effectuée par des entreprises qui n’existaient pas il y a 25 ans. Les grandes entreprises européennes en place, même si elles s’adaptent aux nouveaux marchés, n’ont pas la même réactivité,
  • Aux Etats-Unis et au Japon, les petites entreprises ont droit à 50% de réduction pour protéger leurs inventions,
  • 20% des entreprises européennes, possédant des brevets, accordent des licences. Ce nombre doublerait si elles arrivaient à trouver plus facilement des partenaires.

Les propositions :

  • L’Union Européenne doit réaliser un investissement massif dans la recherche publique (objectif de 30% des dépenses annuelles à horizon 2020 – recherche, innovation, enseignement supérieur) pour stimuler les pouvoirs publics nationaux et privés,
  • Orienter les fonds vers des sujets stratégiques, avec l’excellence académique et la pertinence des projets de recherche, comme seuls critères de choix,
  • Faire un geste fort pour soutenir les jeunes entreprises innovantes (crédits publics et pourcentage de marchés publics),
  • Créer un brevet communautaire à coût raisonnable,
  • Etablir une plate-forme d’échanges technologiques européennes pour permettre aux entreprises d’accéder plus facilement à des innovations complémentaires développées par des universités ou d’autres sociétés.

Le projet de programme est écrit. Il ne reste plus qu’à la partager, le commenter, le compléter et à le mettre en actions.

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