Transport aérien: chasse au gaspi et innovation à marche forcée

Cette semaine, un nouvel article extrait de Le Temps de Genève (Daniel ESKENAZI) traduit dans Courrier International N°920 a attiré mon attention. L’article regroupe des faits concernant la vie quotidienne des compagnies aériennes bousculées par la hausse du prix du kérosène.

En six mois, 24 d’entre elles ont disparu dont la moitié étaient des « low cost ». Le coût du carburant représente plus du tiers des charges opérationnelles des transporteurs, contre à peine 14% en 2003. Conséquences :

  • Japan Airlines a remplacé sa vaiselle en première classe pour qu’elle pèse 20% de moins
  • Southwest Airlines fait voler ses avions plus lentement
  • Lufthansa nettoie plus fréquemment ses avions pour diminuer leur résistance à l’air
  • Singapore Airlines optimise la quantité d’eau transportée dans les avions
  • Quantas, British Airways et Ryanair envisagent de suppriment des vols pendant l’hiver
  • Continental Airlines retire 67 Boeing 737 de sa flotte (les plus gourmands en carburant)
  • United va également retirer 100 appareils anciens de sa flotte
  • Americain Airlines et Delta Airlines font payer l’enregistrement de bagages ou la réservation par téléphone

Et côté fabricants :

  • Airbus a fait voler un A380 au gaz liquéfié et considère les biocarburants de deuxième génération  (notamment algues)
  • Boeing a fait voler un petit avion expérimental avec un moteur alimenté par une pile à hydrogène. Un vol civil n’est cependant pas envisagé avant 20 ans

Nul doute que tout territoire qui saura favoriser l’émergence d’entreprises apportant des technologies innovantes pour économiser le carburant ou développer des solutions alternatives, aura surement beaucoup de développement.

Favoriser l’accès à des plateaux techniques qui permettent aux entreprises de travailler de manière collaborative en se déplaçant moins est certainement aussi une voie d’avenir. Avis aux zones d’activités.

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