Stanford Research Institute : compléments (2/2)
Voila un article que je ne pensais pas écrire la semaine dernière. Mon déplacement en Californie, cette semaine, pour la préparation du California Technology Showcase (4,5,6 juin 2008 à La Baule) me conduit à donner une suite complémentaire à mes 2 articles précédents.
J’ai donc rencontré une des sociétés californiennes qui viendra à La Baule. Elle avait particlulièrement retenu mon attention car relative à un domaine industriel que je connais. La barrière à l’entrée (montant des investissements – maitrise des savoir-faire industriels) est importante et l’arrivée d’une nouvelle entreprise sur le marché suscite toujours l’intérêt.
J’ai été très impressionné la encore par la simplicité du processus. A la base, un « serial entrepreneur » (carrière Grands Groupes – création entreprise high tech), qui souhaite s’investir et investir dans un nouveau projet d’entreprise. Il cherche et questionne son entourage dans la Silicon Valley. Un « VC » (Venture Capitalist) lui conseille d’aller voir quelques brevets dormants au Stanford Research Institute (SRI). Voila pourquoi j’y reviens.
Il fait une sélection dans 2 domaines qu’il sait motivants pour les VC. Son choix se porte sur 3 brevets qui améliorent les performances des sources d’énergies électrochimiques classiques pour véhicules électriques et hybrides. Il réunit les fonds suffisants pour créer une équipe de développement, un site de production pilote et de tests dans la Silicon Valley. Il viendra expliquer sa stratégie aux Grands Comptes Européens à La Baule, début juin, dans le cadre du California Technology Showcase et de la Transatlantic Green Platform. Elle est bien entendu mondiale dès le démarrage de la société et l’arrivée progressive sur le marché est vraiment bien structurée. Je vous encourage vivement à venir l’écouter.
Attention ce monde n’est pas idyllique. Les royalties sur les ventes et l’entrée au tour de table des investisseurs (Série A) exigées par le SRI sont prohibitives. Les négociations ont du être vives. Les investisseurs attendent des résultats et peuvent « débarquer » le créateur s’ils ne le jugent plus apte à faire progresser la société (ce qui est arrivé récemment au créateur de Tesla Motors).
A suivre à La Baule….
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