Surtout, restons simple !
En visite mardi dernier à Poitiers avec un investisseur américain, j’ai été impressionné par leur façon simple d’expliquer leur projet. Je vous livre les faits qui m’ont le plus marqué.
La société est une jeune entreprise innovante (8 personnes) issue d’une Université américaine. Son cofondateur a été lauréat d’un prix de type « Jeune Entrepreneur Innovant » et a été financé pour évaluer dès le démarrage de son activité un déploiement à l’international et notamment en Europe.
Premier fait marquant : la société pense international dès le début d’activité, sans complexe ni arrogance.
Deuxième fait marquant : la relation avec l’Université est simple (nos interlocuteurs sont professeurs d’Université).
- les brevets appartiennent à l’Université
- la société peut développer toute activité qui ne concurrence pas directement celles de l’Université
- la société reverse des royalties à l’Université pour l’exploitation des brevets
Troisième fait marquant : une problématique posée clairement. 3 besoins exprimés :
- un client potentiel sur un produit. Pas de dispersion, ils avaient rencontré la veille un client potentiel interessé, qui leur permettrait de tester leur marché sur la France et l’Allemagne. Cela suffit pour démarrer. Faire suffisant, et bien.
- « Nous devons évaluer si nous aurons la capacité de continuer nos activités de R&D en Europe et de recruter des ingénieurs« . Le pôle de compétitivité Mobilité Transports Avancés (MTA), et l’école d’ingénieurs ENSMA, que nous avons visité, sont ouverts aux coopérations internationales et ont les moyens de répondre à ces besoins.
- « Nous aurons besoin d’avoir accès à des réseaux de financements privés pour assurer notre développement ». Une Agence de Promotion des Investissements étrangers est à même de répondre à ces besoins.
Quatrième fait marquant : une parenthèse d’explication sur le financement des entreprises aux Etats-Unis. 3 étapes adaptées à chaque phase de développement. Les « Business Angels » pour le démarrage, jusqu’à 1 million de US$. Les « Venture Capitalist » ensuite avec 2 tours de table : le premier entre 3 et 5 millions de US$, le deuxième entre 50 et 100 millions de US$. C’est simple, non ?
Cinquième fait marquant : ils ont présenté le produit et projet avec lequel ils veulent se lancer en Europe mais aussi le produit et projet suivant qui confortera leur développement.
Sixième fait marquant : avant de terminer, ils nous ont présenté rapidement un autre projet d’une autre société qu’ils ont créée, juste au cas où cela nous donnerait des idées de développement. Cela tombait bien, on en a eues !
Et voilà, c’est facile de faire du business, vous ne trouvez pas ?
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