Plug and Play in Europe

Le Plug and Play Center est une pépinière d’entreprises innovantes répartie sur 3 sites en Silicon Valley (Sunnyvale : 165 start-up, Redwood City : 30 start-up, Palo Alto : 20 start-up). Il a été fondé, il y a 3 ans par Saeed AMIDIA. 700 millions de dollars ont été investis depuis 3 ans dans les 300 start-up passées dans la pépinière.

Le fondateur a su en faire un lieu de rencontre des investisseurs, des entreprises, des universités réputées et des entrepreneurs. Il a su créer un réseau personnel efficace et fait les mises en relations adaptées. C’est un sérieux coup de pouce pour les jeunes entreprises innovantes et une bonne pré-sélection pour les investisseurs. Il réalise également des investissements d’amorçage de l’ordre de 100.000 dollars.

Le loyer mensuel est de 500 dollars, service informatique non compris et les candidats en pépinière doivent consentir 1% de leur capital à Saeed AMIDIA.

Laetitia MAILHES, qui a signé un article dans Les Echos du 5 mai dernier sur ce sujet, indique que Plug and Play étend son influence à l’international, tant dans les entreprises recrutées que dans ses implantations. Le Canada, Barcelone et Lille ont été annoncés.

Un modèle à analyser et pour lequel les territoires européens peuvent certainement se mettre en valeur.

Pour information, dans l’article des Echos, il est fait référence, à son ami de longue date, Bernard LIAUTAUD, fondateur de Business Objects. Celui-ci sera au Global Tech Showcase que nous co-organisons à La Baule WIC, les 3,4 et 5 juin 2009. Une bonne occasion d’échanger en direct avec lui sur le modèle Plug and Play.

S’organiser en réseau pour mieux mettre en valeur les écosystèmes d’innovation

L’équipe de prospection de Ouest Atlantique a rencontré aujourd’hui le directeur en charge de l’économie du Conseil régional Pays de la Loire ainsi que ceux des départements et des agglomérations de la région. Sous l‘impulsion et avec la collaboration du Conseil Régional, nous leur avons présenté une méthodologie de travail pour mieux prendre en compte les écosystèmes d’innovation, facteur de plus en plus déterminant pour attirer les investisseurs étrangers en Europe de l’Ouest.

Nous avons identifié 17 secteurs d’excellence régionaux avec des leaderships sur des territoires précis. Pour chacun de ces secteurs, nous avons proposé de créer des groupes d’experts dont les objectifs, sous l’animation d’Ouest Atlantique, sont :

  • de définir de manière précise et différenciante des valeurs ajoutées technologiques des territoires (équipes de recherche, équipements structurants, talents industriels…),
  • de définir des cibles de prospection : renforts ou chainons manquants,
  • de définir un plan d’actions de prospection en relation avec ces excellences territoriales,
  • de qualifier les projets issus de la prospection,
  • d‘organiser les visites d’investisseurs,
  • de rester connecter en réseau pour améliorer de manière itérative le processus.

Le plus de cette démarche :

  • voir simultanément tous les interlocuteurs en position de maitrise d’ouvrage,
  • partager la méthodologie avec les maitrises d’ouvrage qui coordonnent les politiques économiques publiques régionales,
  • mieux coordonner l‘action de Ouest Atlantique avec les mandats des agences locales de développement, des technopoles
  • mieux valoriser et rendre accessible à des prospects internationaux, l’offre technologique régionale,
  • une meilleure lisibilité de l’action de prospection régionale à l’international.

Le processus est lancé. Nous avons un important travail de structuration de l’offre avec les territoires. A suivre…

20% d’étudiants européens à l’étranger d’ici 2020

46 Etats européens étaient réunis cette semaine en Belgique pour poursuivre les travaux engagés sur l’harmonisation des diplômes universitaires visant à doper l‘attractivité internationale des universités européennes.

Le nombre d’étudiants étrangers présents dans un territoire est un des critères de référence des investisseurs. L’occasion de relever les chiffres repères :

  • L’harmonisation suivant le modèle « licence-master-doctorat » a été adopté par 39 pays,
  • 550.000 des 31 millions d’étudiants européens partent à l’étranger chaque année, dont 160.000 grâce aux bourses Erasmus.
  • En France, 77.000 étudiants sont partis en 2006, soit 4,5 % des effectifs.

Pas suffisant pour tenir la barre dans la course mondiale. Un objectif de 20% d’étudiants européens en mobilité d’ici 2020 a donc été donné. Une proposition de classement des universités européennes a aussi été évoquée.

A suivre…

Banana Republic - Cities Stories - La Baule WIC 2009

Je vous propose de commencer la semaine en musique. J’ai découvert en lisant un de mes magazines favoris, Jazzman, que Banana Republic avait construit sa dernière campagne promotionelle autour de musiciens, dont deux de jazz.

En creusant le sujet, j’ai appris que cette campagne est le support de promotion de la dernière collection Printemps 2009 dont le thème est “la ville comme source d’inspiration musicale et révélatrice de la personnalité et du style de l’artiste.

Voici l’introduction faite par Simon KNEEN, EVP of Design & Creative Director : “This campaign features an eclectic pool of musical talent who echo the multicultural richness of the city. Nine recording artists bring the modern look and enduring style of Banana Republic to life, each adding their personal touch for their favorite accessories – their instruments.”

5 des 9 musiciens interviewés font référence à l’Europe :

  • David GARRET, violoniste allemand, est inspiré par New York qu’il appelle de manière insolite, la capitale de l’Europe, parce qu’on y est exposé à plein de cultures et par extension à tous les tyles de musiques.
  • Liz PHAIR, américaine, compositeur, guitariste et chanteuse est inspirée par Londres.
  • David SANCHEZ, saxophoniste jazz, originaire de Porto Rico, est insipré par New York, Paris et Londres, grâce à leur multiculturalisme. “Le local y devient global” precise -t-il.
  • Esperanza SPALDING, contrebassiste jazz et chanteuse, américaine, est inspirée par le flamenco de l’Espagne (Elle cite Terrassa, à côté de Barcelone)
  • AYO, compositeur et chanteuse, afro-allemande, est marquée par Paris et notamment la mythique scène de l’Olympia.

Je joins à cet article le lien de la campagne et plus particulièrement l’interview de David SANCHEZ qui explique comment le multiculturalisme de New York l’inspire.


David Sanchez, saxophonist jazz

 “What inspires me about New York City, Paris and London is the vibrant multiculturism.” David SANCHEZ - Cities Stories - Banana Republic

Voilà une façon détendue de prolonger la préparation de la prochaine conférence La Baule WIC sur les villes globales.

TESLA - WESTERN FRANCE : le “cobranding” entreprise - territoire

Le 300 El Camino Real à MENLO PARK était tout proche de mon hotel, lors de mon dernier déplacement en Silicon Valley. Je n’ai pas résisté à y entrer, puisque cette adresse abrite le TESLA Store, vitrine de présentation de la fameuse voiture de sport électrique.

Voici quelques photos pour vous mettre dans l’ambiance.

TESLA Store Menlo ParkTESLA Store Building
TESLA Workshop (1)TESLA Workshop (2)
TESLA Store Exhibition Space (1)TESLA Store Exhibition Space (2)
TESLA Store Exhibition Space (3)TESLA Store Exhibition Space (4)
TESLA on boardTESLA Battery pack

Pendant ma visite, un commercial vantait les mérites de la voiture à un couple d’acheteurs potentiels. Je l’entends alors préciser que la carrosserie est fabriquée en France, mais il ne se rappelait plus le nom de l’entreprise ni où en France. Cette remarque a attirée immédiatement mon attention car la carroserie composite est fabriquée par SORA COMPOSITES, dont le siège est à Laval en Mayenne, Pays de la Loire, Western-France.

Le showroom est tellement grand et les commerciaux toujours à la recherche d’anecdotes pour mettre en avant leur produit, qu’il y a de la place pour une mise en valeur de l’entreprise, du produit et du territoire. Utiliser des produits, des marques, des services internationalement reconnus et visibles est une manière indirecte de mettre en avant l’excellence d’un territoire.

Merci de m’envoyer en commentaire des exemples de “cobranding” entreprise - territoire déjà mis en place.

Saskia SASSEN lance le débat de La Baule WIC2009

Interviewée par Grégoire ALLIX dans Le Monde (21/04/09), Saskia SASSEN, sociologue de la globalisation, enseignante à la London School of Economics, ainsi qu’ à l’université Columbia de New York, était l’invitée du forum Global City, à Abu Dhabi, les 7 et 8 avril dernier.

Elle introduit dans ses propos, le débat de la prochaine World Investment Conference (WIC) , à La Baule les 3,4,5 juin 2009, dont le thème est : Investir dans les villes globales, des opportunités dans l’adversité

Elle y sera présente. Je retiens de cet article avant première :

“Le meilleur moyen de redynamiser nos villes, c’est de les convertir au développement durable. Cela créerait une énorme quantité de travail, qui nécessiterait des partenariats entre le public et le privé. Les entreprises ont un besoin vital des villes, de leurs infrastructures et de leurs réseaux. Cela devrait donner aux municipalités les moyens de négocier un engagement plus fort du secteur privé.” (Article complet)

La suite début juin donc. Un bon moment également pour revoir la vidéo de présentation de La Baule WIC2009. Cette conférence permet de mesurer l’attractivité de l’Europe dans le monde. Elle indique également que les acteurs publics régionaux qui la soutiennent placent leur territoire au coeur de ce monde global.



Le guide La Baule WIC pour les startups américaines

Invest In Western France (Ouest Atlantique) est sponsor du Global Tech Showcase (GTS09) qui se déroulera à La Baule les 4 et 5 juin 2009, à l’occasion de la 7ème édition de la World Investment Conference (WIC).

J’ai donc assisté à l’European Business Workshop, organisé par Avisé Partners (organisateur du GTS09), pour présenter aux entreprises innovantes californiennes les opportunités d’un développement d’affaires en Europe.

Au delà de ce « workshop », Jean-Marc FRANGOS de British Telecom, un habitué de La Baule WIC, leur a donné un guide repère pour la conférence. Voici ce que j’en ai retenu :

  • La Baule est une ville en bord de mer et un lieu agréable,
  • Ce n’est pas « Carmel » pour autant, on y fait du business dans une atmosphère détendue,
  • Ne pas s’attendre à ce que les horaires soient scrupuleusement respectés,
  • L’audience : des représentants de gouvernements, des capitaines d’industries, des « venture capitalists ». Le schéma de présentation recommandé :
  • donner le besoin du marché,
  • présenter la solution apportée pour satisfaire à ce besoin,
  • expliquer comment cette solution s’applique en Europe et comment vous allez faire pour la déployer,
  • En Europe, attention à ne pas surjouer la présentation des CV et de la « dream team » réunie,
  • Attention au mot « Labs ». Ils sont nombreux en Europe et le message « nos laboratoires étudieront votre produit » ne montre pas un intérêt immédiat,
  • Les intégrateurs locaux sont importants dans le dispositif industriel et peuvent vous aider à entrer chez un grand compte.

Et voila, il reste à venir faire sa propre expérience.

Une semaine en Silicon Valley

Déjà un mois depuis mon dernier article, le temps passe vite et avec un déplacement en Californie, un Conseil d’Administration, le dépôt d’un projet européen pour appuyer les filières d’excellence régionale à l’international…. le temps de faire une synthèse des points à partager.

Commençons par l’exercice de l’ambiance dans la Silicon Valley (voir l’article de décembre 2008). Je suis arrivé à San Francisco la même semaine que celle de la conférence du Web2.0. Les vidéos sur Youtube ont fleuri. J’ai retenu celle de Carlos DIAZ qui reflète bien ce que j’ai vu ou ressenti pendant cette semaine.

Tout d’abord une tension perceptible, pas autant de monde dans les conférences, la sensation de voir des entreprises matures plus que des projets.

  • Les mots clés : solutions d’entreprises, clients, chiffre d’affaire,
  • Les tendances : le temps réel et les adaptations sur les modes de travail collaboratif (risque de dispersion de l’attention), les réseaux sociaux et la personnalisation : j’assemble moi-même des éléments pour créer un service opérationnel rapidement,
  • Autre impression : beaucoup de français dans la « Valley » cette semaine là.

Tout le monde s’est retrouvé pour boire un verre le jeudi soir au « Vessel » près de Union Square et déjà dans l’avion on croisait de nombreux observateurs actifs de cet endroit du monde. Voici une vidéo de Rodrigo SEPULVEDA dans l’avion qui donne le ton.

Start-up stratégique, Speed-up le financement

Un bilan des résultats du dispositif français d’aide aux start-up stratégiques a été présenté mardi dernier dans Les Echos. Les éléments suivants ont retenu mon attention :

  • L’objectif initial d‘examen des dossiers étudiés a été tenu : 3 à 4 par mois, 132 au total en 3 ans,
  • Trois fois moins de dossiers financés : 17 au lieu d’une cinquantaine prévue,
  • Raisons invoquées :
    • l‘incapacité à apporter une solution aux entreprises,
    • les délais opérationnels de décision : 6 à 12 mois au lieu de 3 à 6 visés,
  • 12 start-up stratégiques ont donc été financées par des fonds étrangers. L’article n’indique pas malheureusement l’origine des fonds.

Nous avions eu cette même impression pendant les échanges de l’European Tech Showcase à San Francisco en novembre dernier. La rapidité de décision d’un financement ou d’une commande de validation ou d’un partenariat, est un élément clé pour répondre aux exigences du monde des affaires.

Voila un chantier concret pour améliorer l’attractivité internationale d’un territoire.

Oser MASDAR

Oser construire une ville de 50 000 habitants, d’une superficie de 6km2, aux transports 100% propres et à la gestion des déchets exemplaire, dans un lieu symbole de la production d’hydrocarbures (Abu Dhabi) : OSER MASDAR.

Voici la vidéo très marketing du projet. La compétition mondiale est vraiment ouverte dans tous les secteurs.


Commencée en février 2008, MASDAR serait livrée en 2014.