Arrivée de banques chinoises aux Etats-Unis

Information vue dans Les Echos du jour:

Les États-Unis ont annoncé hier qu’ils autorisaient l’implantation sur leur territoire de trois grandes banques publiques chinoises.

La banque centrale (Fed) a approuvé à l’unanimité la demande du premier établissement bancaire chinois, Industrial and Commercial Bank of China (ICBC), de racheter 80 % de la filiale new-yorkaise d’une banque  hong-kongaise, The Bank of East Asia USA.

Cette filiale gère 780 millions de dollars d’actifs et 621 millions de dollars de dépôts, grâce à 13 agences dans l’Etat de New York et en Californie.

Ont également été approuvées à l’unanimité les demandes d’Agricultural Bank of China et Bank of China pour ouvrir des succursales respectivement à New York et à Chicago.

Et en Europe ?

  • Bank Of China a un bureau de représentation à Paris depuis 1979 et depuis 1986 une succursale- services aux entreprises et aux particuliers
  • Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) a ouvert une agence en France en janvier 2011 (en même temps que Bruxelles, Amsterdam, Milan, Madrid). Premier objectif: effectuer des prêts commerciaux aux entreprises chinoises qui se développent en France  (et en Europe) dont ZTE.

Préparer les entrepreneurs de l’innovation

Réinventer la formation des managers et des ingénieurs : tel est l’enjeu – très ambitieux –d’un nouveau Master of Science que lancent ensemble, à la rentrée prochaine, EM Lyon et Centrale Lyon.

Baptisé Idea (pour Innovation, Design, Entrepreneurship Arts), il vise à former« les entrepreneurs de l’innovation », selon les termes de Pierre Soudan, qui dirige l’alliance entre les deux écoles. Le programme, accessible aux titulaires d’un diplôme de niveau bac + 3, est conçu dans une optique« professionnalisante ».

Il repose d’abord sur l’interdisciplinarité. Plasticiens, designers, architectes ou metteurs en scène apporteront ainsi leur expérience, en complément des sciences de l’ingénieur et du management. L’enseignement combinera cours traditionnels, projets tutorés et périodes en entreprise. Sitôt intégrés, les étudiants travailleront sur un projet d’entreprise innovant, qu’ils mèneront jusqu’à la mise sur le marché, durant les deux années du cursus. En prime, les candidats à la création ou à la reprise d’entreprise bénéficieront d’un accès privilégié à l’incubateur du campus Lyon Ouest-Ecully.

Source: Les Echos du 17/04/12

Intéressant. Idée à dupliquer.

La hausse du yen pousse les entreprises japonaises à l’étranger

La hausse du yen a poussé les entreprises japonaises à conclure sur les douze derniers mois un nombre record de fusions-acquisitions à l’étranger.

Selon les statistiques dévoilées, hier, par Recof Data, les groupes japonais ont procédé, sur la dernière année fiscale, à 474 rachats d’entreprises étrangères. Même au début des années 1990, au sommet de leur gloire, les groupes nippons n’avaient osé lancer autant d’opérations. L’ensemble des fusions et acquisitions concrétisées entre le 1er avril 2011 et le 31 mars 2012 a atteint le montant record de 7.320 milliards de yens (67 milliards d’euros), soit plus du double du volume enregistré sur les douze mois précédents (3.619 milliards de yens).« Et cette croissance devrait continuer », notaient, fin 2011, dans une étude, les analystes de Deloitte Tohmatsu.

En plus du yen fort, les sociétés nipponnes profitent, pour la plupart, d’exceptionnelles réserves de liquidités et d’un endettement très contenu.  Avec les catastrophes du 11 mars 2011, elles ont aussi pris conscience avec plus d’acuité des menaces pesant sur leur marché domestique et de la nécessité de diversifier leurs débouchés ou leurs portefeuilles d’activités. Soucieuses de ne pas reproduire leurs erreurs des années 1990, lorsqu’elles s’étaient offertes, souvent pour le prestige, des actifs symboliques en Occident, tels que le Rockefeller Center à New York ou les studios Columbia Pictures, avant de voir fondre leurs investissements, les entreprises nippones ne choisissent désormais plus que des cibles stratégiques pour leur industrie.

Cherchant à accroître son exposition aux marchés émergents et à l’Europe, le laboratoire japonais  Takeda s’était ainsi offert, pour 8,7 milliards d’euros, le suisse   Nycomed en mai dernier. Quelques jours plus tard, l’assureur nippon  MS & AD avait lui pris le contrôle de 50 % de la filiale assurance-vie du conglomérat indonésien  Sinar Mas. Encouragées par le gouvernement, les maisons de négoce du pays ont multiplié les acquisitions de ressources énergétiques, en réponse notamment à l’arrêt provisoire des centrales nucléaires du pays. En février dernier,   Mitsubishi avait pris pour 2,9 milliards de dollars une participation de 40 % dans des actifs gaziers du canadien  Encana .

Les analystes estiment que l’appétit des entreprises nippones ne devrait pas être entamé. « Elles ont toujours le désir et les moyens financiers de faire leur shopping », résument les analystes de BMI.

Source: Les Echos du 05/04/12 – Yann ROUSSEAU

Ouest Atlantique a mesuré cette tendance dans l’augmentation du nombre de projets japonais traités en 2011, notamment dans le cadre de proposition de partenariats de production avec des entreprises françaises. Le Japon est en 2011, le 6ème investisseur étranger en nombre de projets (38 projets) (10ème en 2010) et le 9ème en nombre d’emplois créés (874 emplois créés) (6ème  en 2010).

FOSUN lance un fonds pour investir en Europe et au Japon

Le plus important conglomérat privé chinois, FOSUN, actionnaire à 7,1 % du CLUB MÉDITERRANÉE depuis juin 2010, vient d’amorcer la levée d’un nouveau fonds pour investir en Europe et au Japon. Selon Reuters, il viserait 2,38 milliards de dollars au total cette année.

Son président a indiqué qu’il allait cibler une série d’investissements cette année, en particulier en Allemagne, en Grande-Bretagne et au Japon, dans des entreprises aux technologies avancées et qui, en raison du retournement économique européen, offrent des valorisations « intéressantes ». Il s’est aussi dit intéressé par le secteur du tourisme dans l’archipel nippon, en raison de la hausse de la fréquentation chinoise.

Pour ces acquisitions à l’international, il a indiqué que le conglomérat étudierait désormais des prises de participation de 10 à 30 %, contre moins de 10 % actuellement (cas du CLUB MÉDITERRANÉE et du distributeur grec de bijoux FOLLI FOLLIE – participation de 84M€ – 9,5 % du capital).

Le conglomérat entend continuer d’investir dans des sociétés de biens de consommation européennes si elles réalisent une part significative de leur chiffre d’affaires à l’étranger, en particulier en Asie. La crise offre des opportunités mais ce n’est pas le premier critère d’investissement. Les entreprises auxquelles FOSUN s’intéresse, sont avant tout des leaders sur leur marché et répondent au besoin de la consommation chinoise.

« Si la croissance de la Chine est d’abord passée par les infrastructures et la construction, dans les vingt prochaines années, elle se fera par la consommation intérieure. Cela veut dire qu’il faut investir dans les marques fortes, avec une solide expérience » précise Andrew XU, directeur des investissements de FOSUN

Source: Les Echos du 28/03/2012 – Anne DRIF


Les investisseurs étrangers créent en 2011, 1647 emplois dans l’Ouest.

Le bilan des investissements étrangers en France en 2011 vient d’être publié par l’AFII (Agence Française des Investissements Internationaux).

On constate une très bonne dynamique de création d’emplois dans l’Ouest, avec 1055 emplois créés et maintenus en Pays de la Loire (7ème rang français) et 592 en Poitou-Charentes (13ème rang français) – 1647 emplois sur le territoire Ouest Atlantique (équivalent au 5ème rang français). Il s’agit:

  • de créations d’unités de production dans l’industrie et les services : CORTIZO, TRICEL, ARVATO, PLANETA
  • d’extensions suite à un regroupement d’activités européennes dans l’Ouest par exemple WATERMAN
  • un redéploiement d’activités après un rachat d’entreprise en difficulté : MIA ELECTRIC, NOVASEP

Notre agence, Ouest Atlantique, a contribué à ce travail global d’attraction sur cet espace régional, d’investisseurs venus de l’étranger. On notera :

  • Un travail important sur la qualification des projets potentiels pour les régions Pays de la Loire et Poitou-Charentes (sélection de 113 projets pour 140 en 2010)
  • 41 évaluations sur place (visites d’investisseurs) après sélection des offres commerciales (pour 37 en 2010). Le travail de lobbying, d’influence et de négociation commerciale de Ouest Atlantique a été efficace.
  • 17 projets sur 41 sont dans le domaine de la croissance verte. Ce secteur constitue pour l’Ouest un gisement important de projets.
  • La thématique des Énergies Marines Renouvelables en Pays de la Loire représente un potentiel d’attractivité majeur : 2 projets européens dans le domaine de l’énergie des vagues – 1 visite dans le domaine de l’éolien off-shore.
  • A citer également 6 projets de centre de services partagés (centre d’appels) qui sont des gisements d’emplois importants. La démarche volontariste d’un territoire sur ce sujet, associée à une approche commerciale professionnelle et opportuniste permet de gagner ce type de projet. Succès d’implantation d’ARVATO SERVICES à Angoulême.
  • Comme à l’échelon national, l’Europe de l’Ouest (40% des visites) et les États-Unis (34%) représente le potentiel le plus important de projets créateurs d’emplois pour l’Ouest.

Après The Artist, The Puy du Fou

Le Puy du Fou a reçu samedi à Los Angeles, le Thea Classic Awards 2012, sorte d’oscar de l’industrie du divertissement mondial.

Cette distinction, décernée pour la première fois à un parc de loisirs français, est remise depuis quinze ans par les professionnels du secteur regroupés dans la « Themed Entertainment Association », où sont représentés 700 parcs et spectacles dans une quarantaine de pays.

Fondé par Philippe de Villiers, le Puy du Fou, ouvert en1989 en Vendée, est le quatrième parc de France avec 1,5 million d’entrées annuelles derrière Disneyland (15,7 millions de visiteurs en 2011), le parc Astérix et le Futuroscope de Poitiers, au coude à coude, autour de 1,8 million d’entrées.

Source : Les Echos du 19/03/12

Cette reconnaissance est un facteur d’attractivité et d’identification d’initiatives régionales de classe mondiale.

30 milliards d’euros chinois pour l’Europe

Décidément, sans faire une fixation sur les investissements chinois, les informations recueillies dans la presse arrivent régulièrement sur ce sujet. En bref, dans Les Echos du jour.

Le fonds souverain chinois CIC a reçu à la fin de l’an dernier 30 milliards de dollars pour investir en Europe, selon son directeur général adjoint Wang Jianxi cité, hier, par le « China Daily ». Les avoirs du CIC se montaient à près de 410 milliards de dollars fin 2010.

Le dirigeant du CIC a expliqué que les difficultés traversées par l’Europe à cause de la crise de la dette créent des opportunités pour y racheter des entreprises.« Lorsque l’économie va bien », les pays développés« préfèrent lier les propositions d’investissement chinoises à des conditions politiques. Mais lorsqu’elle va mal, il y a moins de restrictions », a-t-il indiqué.

La dernière phrase montre la vigilance et l’analyse stratégique nécessaire pour évaluer les enjeux économiques globaux associés aux dossiers présentés aux investisseurs chinois.

Source : Les Echos

Le constructeur automobile chinois GREAT WALL assemble des véhicules en Europe

Le constructeur automobile chinois Great Wall a inauguré hier en Bulgarie sa première usine d’assemblage en Europe.

« Il est d’une importance stratégique pour nous d’entrer sur le marché de l’Union européenne », a déclaré sa présidente, Wang Feng Ying, lors d’une cérémonie à Bahovitsa, dans le nord du pays.

Dans un premier temps, Great Wall compte vendre ses véhicules en Bulgarie et dans les pays voisins.« Nous estimons que dans trois à cinq ans, nous produirons une certaine variété de modèles ici et que ces voitures seront vendues dans tous les pays européens », et ce à« prix raisonnables ».

L’usine, d’une capacité de 4.000 voitures par an, est prête à commercialiser deux modèles de la marque Great Wall Motor assemblés localement : la citadine Voleex C10 et le pick-up Steed 5, dont les prix vont de 8.200 à 12.800 euros.

Source : Les Echos du 22/02/12

Les investissements chinois en Europe s’accélèrent

C’est ce que révèle une étude exhaustive du fonds d’investissement A Capital, publiée pour le sommet UE-CHINE à Pékin ce jour.

Les entreprises chinoises ont pris des participations dans la production d’électricité au Portugal, la chimie en Norvège, l’adduction d’eau à Londres, les machines-outils en Allemagne ou encore les yachts de luxe en Italie.

L’Europe a attiré 10 milliards de dollars d’investissements chinois en 2011, soit 34 % des fusions-acquisitions étrangères chinoises, devant l’Asie (27 %) et l’Amérique du Nord (21 %). Le cumul des investissements chinois à l’étranger représente aujourd’hui environ 5,3 % du PIB du pays contre 2,6 % il y a dix ans. Les ressources naturelles ne concentrent plus que la moitié de ces investissements, contre les trois quarts un an plus tôt.

Car les entreprises chinoises, désormais, s’intéressent aussi aux technologies ou aux marques. Ce sont bien les investissements dans la chimie et surtout l’industrie qui ont fait la singularité de l’Europe.

Source : Les Echos

Immersion 5 jours en Silicon Valley

C’est le projet que Ouest Atlantique (Invest in Western France) et le programme européen Win Atlantic ont proposé à des startups régionales de l’Ouest de la France.

3 objectifs :

  1. S’inspirer des processus d’innovation mis en œuvre dans cet épicentre de l’innovation mondiale
  2. Prendre une dimension mondiale dans la vision du développement de son entreprise
  3. Devenir un partenaire européen potentiel d’une entreprise américaine

Nous avons mis en œuvre ce projet après avoir reçu 50 startups de Californie (2007-2009) et compris que l’identification de notre territoire de l’Ouest se ferait par la capacité de nos entreprises innovantes à être visibles sur l’échiquier mondial de l’innovation ainsi qu’à développer des stratégies d’alliance avec des entreprises étrangères. Pour cela, le partage d’une vision, d’une posture d’affaires et de rêves est un point essentiel.

Une synthèse en images avant de partir et au retour :

  • Pourquoi le programme Win Atlantic et envoyer des entreprises innovantes de son territoire en Silicon Valley ?  Voir le lien
  • Impressions pendant et au retour (extraits)




Qui fera partie du prochain voyage ?