Et si on comptait les medailles olympiques européennes !

Les journaux de ce matin font le compte des médailles olympiques que chaque pays a ramenées à la maison. La taille des 3 premiers pays : Chine, Etats-Unis, Russie m’a incité a faire un rapide calcul des médailles ramenées par l’Union Européenne. Voici les résultats avec un rappel des populations en Millions d’habitants:

  • Chine (1320 M) :                         51 or, 21 argent, 28 bronze  et un total de 100
  • Etats-Unis (303 M) :                 36 or, 38 argent, 36 bronze et un total de 110
  • Russie (140 M) :                          23 or, 21 argent, 28 bronze et un total de 72
  • Union Européenne (493 M) : 87 or, 101 argent, 92 bronze et un total de 280

Etonnant non ?

La France bien placée en Europe pour l’attractivité

C’est le titre d’un article du Figaro du 23 juillet 2008, donnant une synthèse des résultats d’une étude annuelle de KPMG sur la comparaison des coûts d’implantation des entreprises à l’échelon international. Alors que le temps de ce lundi d’été est bien morose ainsi que les nouvelles du jour sur les prévisions de croissance en Europe et en France en particulier, attardons-nous sur les chiffres clés de cette étude.

  • La France se place en 4ème position (derrière le Canada, les Etats-Unis et l’Australie) et 1ère en zone euro pour le score global sur les coûts d’implantation.
  • L’écart est de 3,6% par rapport aux Etats-Unis, malgré un taux de change défavorable.
  • La France est premier pays en Europe (4ème en global) en terme de compétitivité sur 4 grands secteurs d’activité : la production industrielle, la fabrication de logiciels, la recherche et développement (notamment essais cliniques et mise en essai de produits), services aux entreprises.
  • La France est également le premier pays européen en terme de compétitivité de la main d’oeuvre (4ème en global)
  • Les autres points forts sont : allègement fiscaux pour les entreprises de R&D (2ème pays sur 9 - incidence des mesures concernant le crédit impôt recherche), l’acquisition du foncier (2ème sur 9), l’électricité et les investissements industriels (3ème sur 9), les transports (4ème sur 9).
  • Les points à améliorer concernent : la location de bureaux (6ème sur 9), l’imposition foncière (7ème sur 9) et les télécommunications (8ème sur 9 - à cause principalement du coût de la minute de communication en France). Un point de vigilance est également à souligner sur le niveau d’éducation (% des 25-64 ans ayant eu une formation dans le secondaire) où la France se place 7ème et les dépenses dans les établissements scolaires par étudiant, en % du PIB par habitant, synthétisées en “dépenses liées à l’éducation“, où la France est en 5ème position.

Quelques éléments sur le contexte de l’étude : 2000 cas d’entreprises sur 17 secteurs d’activité, 9 pays et 136 métropoles analysés.

Pour en savoir plus : http://www.choixconcurrentiels.com

La Baule WIC 2008, le bilan

1 - Commençons par un éclairage sur les chiffres :
Avec une fréquentation de haut niveau en hausse de 25 %, la 6ème La Baule WIC (World Investment Conference) a réuni plus de 1000 participants internationaux : entrepreneurs, experts, universitaires, chercheurs, investisseurs et responsables politiques, représentant 44 pays.

Nous avons enregistré une très forte augmentation des milieux d’affaires internationaux, notamment dans les secteurs des nouvelles technologies et des technologies de l’environnement. Les entreprises ont représenté près de 70 % des participants. Par leur présence, ils affirment leur intérêt pour l’Europe, place de marché de l’innovation et reconnaissent ses atouts pour attirer les investisseurs, les technologies et les talents.

Plus de 200 intervenants sont venus partager leurs idées et analyses au cours des séances plénières, ateliers, tables rondes et petits-déjeuners débats. Au premier rang desquels Rick Perry, Gouverneur du Texas, Danuta Hübner, Commissaire Européen pour la politique régionale, Naguib Sawiris, Fondateur d’Orascom Telecom, Ursula Burns, Présidente de Xerox, Laurence Parisot, Présidente du MEDEF, mais aussi, David Fisher, architecte et Philippe Starck, designer.

Plus de 40 entreprises High Tech de la Silicon Valley et plus de 20 start-up dédiées aux technologies de l’environnement sont venues rencontrer des grandes entreprises utilisatrices de technologies et des PME innovantes européennes pour s’implanter en Europe.

2 - Quatre conférences thématiques pour un même but : renforcer et promouvoir l’Europe

La 3ème Euromed Investment Conference (EIC) a permis de mobiliser l’Europe et la Méditerranée des entreprises, représentée par les ministres du commerce et de l’industrie du Maghreb central et par les organisations patronales, notamment le MEDEF, qui souhaitent que les entreprises des deux rives soient les premiers acteurs des projets de coopération et de développement économique euro-méditerranéens. Parmi les propositions, on notera notamment la nécessité d’associer les petites et moyennes entreprises aux grands projets qui structureront l’Union pour la Méditerranée.

Le 2ème California Technology Showcase (CTS) a confirmé le succès de la 1ère édition. 45 start-up issues d’un processus de sélection rigoureux ont pu obtenir 300 entretiens avec des entrepreneurs, investisseurs et responsables politiques européens. Rick Perry, le Gouverneur du Texas, qui visitait le showroom du CTS a déclaré « L’année prochaine, je souhaite que les entreprises innovantes du Texas viennent à La Baule pour se lancer à la conquête de l’Europe ».

La 1ère Transatlantic Green Platform (TGP) a dépassé ses objectifs par le nombre et la qualité des participants. Les fonds d’investissement spécialisés dans le domaine des technologies de l’environnement et des énergies renouvelables, à l’image d’ALOE ou des investisseurs britanniques et scandinaves ont répondu à l’invitation des organisateurs. 2 entreprises, ont remporté les awards des entreprises « Green Tech » les plus prometteuses :

  • Perpetuum Ltd (GB), spécialisée dans la récupération et la conversion des vibrations mécaniques inutilisées en énergie électrique pour des capteurs industriels sans fil.
  • Solazyme (USA), dans l’utilisation d’algues dans le domaine des énergies renouvelables et de l’industrie chimique.

La TGP est appelée à un avenir prometteur au regard de l’enthousiasme des acteurs européens et américains qui ont trouvé en cette initiative un outil de travail efficace pour faire émerger l’innovation et les applications industrielles dans le domaine des technologies de l’environnement et des énergies renouvelables » rappelle Patrice Lefeu, directeur général de la Fondation Europe+.

Looking for an english speaking doctor ?

Nous travaillons actuellement sur un projet d’investissement d’une jeune entreprise innovante étrangère dans le domaine du logiciel. Je vous donne quelques infos sur le contexte de ce projet qui me semble représentatif de projets s’intéressant à l’Europe de l’Ouest.

Il représente une dizaine de personnes, à regrouper sur un lieu assurant un environnement technique de qualité, une connexion correcte avec le train et l’avion et une qualité de vie attrayante.

Les questions concernant la qualité de vie deviennent de plus en plus importante, les autres étant considérées comme un standard mondial. Ces projets sont caractérisés par la prépondérance de la matière grise. Cette matière grise travaille et se détend avec des cycles horaires très variables. Au delà des activités culturelles (cf les articles précédents), nous avons eu aussi une question sur les lieux de restauration accessibles la nuit.

Au delà du projet, il s’agit aussi d‘accueillir le responsable du projet avec sa femme et leurs 2 jeunes enfants. Les questions posées deviennent alors très précises et concernent les éléments de la vie courante : santé, logement, éducation, assurances… et notamment la liste des médecins parlait anglais.

Nos bases de données n’avaient pas de références aussi précises dans de multiples domaines. Céline (Ouest Atlantiquewww.western-france.info/logistique ) a effectué des recherches sur internet et notamment sur les sites internet immobiliers pour les Anglais. Elle a trouvé un site qui a répondu à beaucoup de nos questions manquantes. Nous le partageons avec vous : www.frenchentree.com. Je suis cependant toujours à la recherche de listes de médecins parlant anglais.

A bon entendeur.

“Did I miss something?”, Jeppe HEIN à Couëron

Dernière oeuvre pérenne de l’exposition Estuaire 2007, le jet d’eau dans la Loire actionné par le visiteur. Oeuvre nommée : Did I miss something ? par l’autrichien Jeppe HEIN.


Sur le quai, un banc est installé en bord de Loire. En s’y asseyant, le visiteur devient le catalyseur d’un événement aquatique démesuré : un jet d’eau de 20 mètres de haut est propulsé dans les airs. La fontaine disparaît lorsque le visiteur quitte le banc : il perçoit ainsi qu’il a été le déclencheur de cette action presque effrayante sur le paysage.

Objets épurés, installations discrètes et ludiques, les interventions de Jeppe HEIN s’inscrivant dans la tradition de la sculpture minimaliste en même temps qu’elles en prennent le contre-pied, ouvrant un dialogue incongru entre l’oeuvre et le spectateur.

Formation culturelle : “Misconceivable” d’Erwin WURM au Canal de la Martinière

Je termine cette semaine la présentation des 2 dernières oeuvres d’artistes internationaux présentées sur l’estuaire de Nantes Saint Nazaire. Voici donc des photos et une description du “bateau mou“.

C’est en découvrant le site du Canal de la Martinière, qu’Erwin WURM a choisi de poursuivre son travail de détournement des différents moyens de locomotion. Avec la “Fat car“, il avait inventé un équivalent de l’obésité pour une Porsche. Ici un voilier abandonné se penche et se plie, irrésistiblement attiré par le fleuve. Son oeuvre démontre en quoi les normes de notre société déforment le corps et l’esprit des hommes et des objets. Car pour WURM, les objets comme les hommes sont soumis aux forces de la pensée.

Tout en utilisant les objets du quotidien, la vidéo, le dessin, la photographie, l’oeuvre d’Erwin WURM s’inscrit résolument dans le champ des questionnements de la sculpture. Son oeuvre, empriente d’humour, fait basculer des moments ordinaires dans un univers absurde.

Formation culturelle : “le jardin étoilé” de Kinya MARUYAMA à Paimboeuf

Un nouveau jardin public à Paimboeuf a été créé par le japonais Kinya MARUYAMA. Nouvelle étape de ce parcours culturel.


En travaillant à partir de la constellation de la Grande Ourse, Kinya MARUYAMA déploie, teste, construit un “jardin étoilé” à partir de matériaux vernaculaires de la région (perche de châtaigniers, ardoise, sable et terre des bords de Loire, roseaux…).

Espace à vivre : on s’y promène, on y joue, on respire, on contemple. Entre passerelle, observatoire et plongeoir, un autre regard sur le paysage est proposé. S’immerger dans la région, rencontrer les habitants, transmettre son savoir-faire d’architecte fait partie des axes de travail de Kinya MARUYAMA.

Le projet a ainsi été réalisé avec les élèves des écoles Louis-Pergaud et du Sacré-Coeur, les Ecoles nationales supérieures d’architecture (Nantes, Versailles, Tokyo), l’Ecole nationale supérieure du paysage de Versailles.

Formation culturelle : “Suite de triangles” par Felice VARINI à Saint Nazaire

Suite de notre expédition formation culturelle autour de l’estuaire de Nantes - Saint Nazaire en se plongeant au coeur des usines des chantiers Aker-Yards, de Cargill, d’Arcelor Mittal Distribution, du groupe MTTM, du Terminal Fruitier de l’Atlantique, de Man Diesel et de Saint Nazaire Marine. Vous remarquerez au passage que sur ces entreprises partenaires de l’oeuvre et présentes dans cette zone industrielle au coeur de la ville de Saint Nazaire, quatre sur sept sont associées à des investissements étrangers.

Revenons à la présentation de l’oeuvre de Felice VARINI (d’origine franco-suisse) :


Depuis un toit terrasse (au dessus du musée d’un sous-marin), site choisi par l’artiste Felice VARINI, se matérialise une “ligne horizontale” qui embrasse le paysage du port. Telle une partition, les triangles disposés successivement sur le haut et le bas de cette ligne révèlent une forme peinte en un seul plan. S’éloigner de ce point de vue, c’est assister à l’éclatement de la figure et à son spectaculaire redéploiement dans l’espace !

Depuis les années 70, Felice VARINI développe ainsi une oeuvre qui se situe en marge de la création picturale. Qu’il s’agisse d’espaces fermés ou de paysages urbains, sa peinture se déploie en dehors du tableau, à même les éléments architecturaux en présence.

Formation culturelle : l’observatoire de Tadashi KAWAMATA à Lavau sur Loire

Continuons notre route sur l’estuaire Nantes-Saint Nazaire à la découverte des oeuvres pérennes de l’exposition, avec l’observatoire du japonais Tadashi KAWAMATA.


Tadashi KAWAMATA a imaginé un chemin en bois qui s’élève petit à petit au milieu des roseaux et débouche sur une vaste plateforme. Là, une tour de 6 mètres de haut se dresse au-dessus du marais.
A son habitude, l’artiste a initié un travail avec la population ainsi qu’avec des étudiants (architecture, beaux-arts, Ecole supérieure du bois) venant de France, du Japon et d’ailleurs, créant ainsi un melting-pot indispensable à son processus de création.A cette occasion, “La maison du Port” à Lavau sur Loire, a réouvert ses portes et propose une halte-crêperie.

Une fin de semaine en formation culturelle : Les anneaux de Daniel BUREN à Nantes

Dans mon article du 24 mai sur “la culture comme effet de levier sur l’attractivité internationale“, je mentionnais qu’une réunion de notre club international avait entre autres conclu à l’intérêt d’une formation à la médiation culturelle, pour les acteurs économiques.

C’est chose faite pour l’équipe d’Ouest Atlantique qui a été formée à la présentation des oeuvres d’artistes contemporains de renommée internationale, présentes dans l’exposition permanente “Estuaire Nantes <> Saint-Nazaire“.

Renate SCHAFER, responsable Partenariats sur le projet Estuaire, vous livre un extrait de cette présentation en vidéo. Première oeuvre : Les anneaux de Daniel BUREN et Patrick BOUCHAIN à Nantes.


A la pointe de l’Ile de Nantes, Daniel BUREN a découvert la double perspective qui s’offre naturellement au promeneur. Celle, architecturale, dessinée par le quai, file droit le long des entrepôts. Mais celle qui attire le regard est la perspective “naturelle” : la Loire qui à cet endroit s’ouvre largement sur l’estuaire. Le quai est rythmé de cercles épurés qui focalisent le regard sur la perspective naturelle et révelent le paysage. l’oeuvre se découvre dans un parcours, jalonné de 18 anneaux dont les tranches extérieures composent une série de bandes verticales, signature de l’artiste. La nuit, les anneaux s’auréolent de halos lumineux rouges, verts, bleus, modifiant à nouveau la perception de l’espace.