L’éolien à la veille d’un boom, le solaire toujours à la peine

Les fabricants d’éoliennes seront portés par le boom du marché en 2010, alors que beaucoup de producteurs de panneaux solaires continueront à souffrir : la moitié d’entre eux pourraient disparaître. C’est l’analyse de Nicolas Rochon, codirecteur de la gestion de Financière de Champlain, responsable du pôle environnement. Il fait le point sur les marchés des énergies nouvelles à l’occasion des cinq ans du Fonds commun de placement « Performance Environnement » de Champlain, l’un des premiers fonds thématiques environnement qui a réalisé une performance de 40,67% depuis sa création en 2004 et de 20,84% depuis le début de l’année.

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Green business : « Le nerf de la guerre sera l’innovation »

Editeur indépendant d’études économiques sectorielles, le groupe Xerfi présentait la semaine dernière une compilation de travaux réalisés depuis deux ans sur des activités touchant au green business (éolien, géothermie, bâtiment…). L’occasion de faire le point avec Philippe Gattet, l’un des experts de la maison, sur les perspectives du secteur « vert » en cette période de crise.

Cleantech Republic : Quelle serait votre définition du « green business » ?

Philippe Gattet : Quand on parle de ce secteur, on pense en priorité aux énergies renouvelables. Mais il faut aussi s’intéresser au marché du bâtiment, de la rénovation ou à celui des déchets. Il s’agit en fait d’un ensemble de services qui sont liés à la réduction des émissions de CO2. Le phénomène remonte au début des années 2000. Le facteur déclencheur était alors la forte hausse du prix du pétrole. Tous les acteurs ont depuis essayé de réduire leur facture énergétique et se sont notamment tournés vers les énergies renouvelables.

Quel est selon vous le potentiel de croissance du secteur dans les prochaines années ?

C’est difficile à dire même si le mouvement semble bien lancé. Nous constatons par exemple dans le domaine des transports que la France privilégie désormais le ferroviaire face à la route. Les plans de relance vont contribuer à doper le green business, car ils vont dans le sens des énergies renouvelables. Mais ce sont des projets qui vont prendre du temps, souvent entre deux et quatre ans. Selon nos travaux, nous estimons ainsi le vrai décollage du secteur à 2012.

Certains freins pourraient enrayer le phénomène…

Oui et le principal serait une baisse du cours du pétrole. Cela dit, connaissant le niveau des stocks, on doit pouvoir tabler sur une évolution à la hausse de son prix. Cela est moins vrai pour le gaz. L’autre facteur qui pourrait également nuire à l’essor du green business, c’est bien sûr la crise. Une poursuite de la hausse du chômage en France et en Europe pourrait par exemple reporter les projets de rénovation des ménages. D’ailleurs le marché de l’entretien de la maison a reculé au deuxième trimestre. C’est une première. Et puis il y a aussi les problèmes de financement avec des collectivités locales ou des entreprises qui manquent de liquidités et reportent donc leurs projets de construction HQE. Globalement, on s’aventure selon les dernières estimations vers le scénario d’une reprise timide pour 2010.

Quel sera le rôle des pouvoirs publics dans l’évolution de ce secteur ?

Outre l’aspect règlementaire, la fonction primordiale des pouvoirs publics réside dans un soutien financier aux activités vertes. Nous avons ainsi l’exemple du marché de l’éolien en Espagne. Une fois les objectifs nationaux atteints dans cette énergie, le gouvernement a décidé de réduire le prix d’achat de l’électricité éolienne. Cela a entraîné une baisse conséquente du marché du petit éolien pour les particuliers.

Dans vos travaux, vous distinguez l’éolien et la biomasse comme les deux stars du green business en France. Pour quelles raisons ?

Tout simplement parce que ce sont les marchés les plus importants et donc les deux principaux leviers pour atteindre les objectifs du Grenelle. Suivent la géothermie et le solaire. Pour cette dernière activité, on note un fort développement ces derniers mois même s’il faut préciser qu’on partait de très bas. L’activité va d’ailleurs surtout se développer dans le bâtiment. Le durcissement de la réglementation va imposer des constructions à énergie positive en 2020. Les centrales solaires devraient au contraire rester peu développées en France pour des questions de ressources foncières.

Quels sont les autres secteurs pour lesquels la France a une carte à jouer ?

En premier lieu l’eau et les déchets. Ce sont deux marchés sur lesquels nous avons un savoir-faire particulier avec deux grands leaders mondiaux que ce sont Veolia Environnement et Sita. En ce qui concerne les énergies renouvelables, nous sommes en concurrence avec l’Allemagne qui reste le principal leader dans la fabrication d’éoliennes et de panneaux solaires. Dans ces secteurs, nous sommes plutôt orientés vers l’installation avec des acteurs liés au bâtiment. C’est une tendance qui va être difficile à inverser car le modèle allemand est vraiment axé sur l’industrie. Plus généralement, le nerf de la guerre sera l’innovation. Par exemple dans le bâtiment, nous avons des grands fabricants de matériaux. Sur de futurs produits comme les tuiles solaires ou les briques isolantes, nous pouvons donc envisager de devenir des leaders mondiaux.

Source : Baptiste Roux Dit Riche, Cleantech Republic, 25/08/09

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Une solution de cellules solaires en Spray

 

Des cellules solaires d’un nouveau genre pourraient à terme être « pulvérisées » comme de la peinture sur les façades des bâtiments ou sur les toits grâce à une encre spéciale composée de nanoparticules.

« Le soleil constitue une source d’énergie presque illimitée, mais le coût de la technologie solaire actuelle reste prohibitif et ne peut rivaliser à armes égales avec les combustibles fossiles », explique Brian Korgel, ingénieur chimiste de l’Université du Texas à Austin.

La plupart des systèmes photovoltaïques de la génération actuelle est fabriquée à partir de silicium, alors que l’encre conçue par l’équipe de Brian Korgel est composée de nanoparticules en Cuivre Indium Gallium Sélénium (ou CIGS), des matériaux 10 000 fois plus fins qu’un cheveu. Ces nanocristaux sont transformés en une solution qui sera ensuite pulvérisée sur un substrat.

Cette nouvelle approche possède tout le potentiel nécessaire pour stimuler diverses applications dans l’industrie solaire.

Jusqu’à présent, l’équipe a réussi à développer des prototypes de cellules solaires possédant la capacité de convertir en électricité 1% de la lumière solaire. « Si nous arrivons à 10 %, alors il y a un réel potentiel de commercialisation », a déclaré Korgel, également co-fondateur d’Innovalight, une startup californienne qui produit des encres à base de silicium. Et d’ajouter « si cela fonctionne, je pense que l’on pourrait utiliser (cette technologie) dans les trois à cinq ans. »

Toujours d’après les chercheurs, des encres semi-transparentes pourraient être incorporées dans les fenêtres jouant ainsi le rôle de cellules solaires.

Source : Enerzine.com, 26/08/2009

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Eco-art : le photo bioréacteur urbain

Le cabinet d’architecture « Emergent » a dessiné un concept de photobioréacteur installé sur le parvis menant à la gare de Perth (Australie), utilisant des algues colorées pour produire à la fois une ambiance et du biocarburant.

L’enveloppe extérieure du photobioréacteur est constituée d’une couche rigide strillée en fibre composite. Cette structure supporte une grande ouverture translucide en polycarbonate pour permettre à la lumière de passer tout en protégeant les parties mobiles internes. A l’intérieur, on trouve des bobines en acrylique contenant des algues vertes ou rouges.

Le processus de photosynthèse des algues nécessite en amont du dioxyde de carbone afin de produire en bout de chaine soit du bio-diesel ou soit de l’hydrogène. Ce dispositif permettrait donc d’assainir simultanément l’environnement en éliminant le dioxyde de carbone dans l’atmosphère et de produire du combustible en circuit fermé, de façon totalement autonome.

L’avantage du système « OriginOil » est qu’il a la capacité de rester opérationnel aussi bien dans des endroits ombragés que dans une complète obscurité grâce à l’utilisation d’une hélice à halo de lumière intégrée.

L’énergie recquise est obtenue grâce à des cellules solaires en couches minces intégrées dans les ouvertures en polycarbonate. Le résultat donne un espace urbain moderne où cohabitent humains et ouvres d’art….

Source : Enerzine.com, 27/08/2009

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Premier bilan du dispositif Ecoterritoires

« Nous voulons progresser sur qualité des projets d’implantation dans les Ecoterritoires » 

Interview réalisé par Baptiste Roux Dit Riche | Cleantech Republic | 27.07.09
 
Lancé en décembre 2008, le label Ecoterritoires regroupe sept localités françaises souhaitant favoriser l’implantation sur leur périmètre d’entreprises du monde vert. En attendant une rentrée riche en projets, Isabelle Parisot, coordinatrice du label Ecoterritoires pour Regional Partner dresse pour Cleantech Republic un premier bilan du dispositif.
 
Cleantech Republic : Quel bilan tirez-vous des débuts du label Ecoterritoires ?
Isabelle Parisot : Au départ, c’était un dispositif test pour approcher et accompagner des éco-entreprises vers une implantation dans les territoires membres. Nous avons fait une première réunion bilan dès mars avec l’ensemble des représentants. Puis nous avons enchaîné avec une présence sur le salon Intersolar en mai à Munich et au Sirem à Paris. Aujourd’hui, nous avons identifié 84 projets qui pourraient s’implanter dans les territoires du label. Traditionnellement, 70% des projets d’entreprises se réalisent dans les régions leaders (Ile-de-France, Rhone-Alpes…), les sept Ecoterritoires proposent donc une alternative intéressante aux entrepreneurs.

Pourtant, vous n’avez enregistré qu’une seule implantation d’entreprise depuis le lancement… [1]
C’est vrai, cela dit, il faut savoir qu’en moyenne 40% des projets se concrétisent sous deux ans. Or nous n’en sommes même pas encore à un an d’existence du label. Sur les dix prochains mois nous estimons qu’entre 100 et 150 projets devraient émerger sur notre secteur. C’est vraiment énorme dans le contexte actuel. Nous voulons progresser sur la quantité et la qualité des projets d’implantation dans les Ecoterritoires.
L’un des objectifs du réseau est aussi de favoriser la communication entre les territoires.
La philosophie des Ecoterritoires c’est en effet de s’associer ensemble pour améliorer la qualité de l’offre aux entreprises. Par exemple, lorsque Somme – Picardie Maritime rencontre un représentant local de l’Ademe au sujet des dispositifs d’appui ENR, ce territoire va faire remonter les informations vers les autres. Nous sommes dans une spirale vertueuse. D’ailleurs, nous allons renforcer ce rôle d’animation en organisant des réunions techniques régulières avec tous les membres. Il est important que les territoires voient concrètement comment s’organiser.
 
Travaillez-vous à un élargissement du label ?
Oui, car il y a des zones où nous ne sommes pas présents et cela constitue un vrai manque. Je pense notamment à la région PACA, à l’Aquitaine ou au Centre de la France. Cela dit, nous souhaitons volontairement rester dans une logique de réseau et de discussion et cela est impossible à 50 membres. Douze pourrait être à terme un bon chiffre pour le nombre d’Ecoterritoires.
 
Quels sont vos rapports avec les pouvoirs publics ?
Dans les faits ils sont très limités. Après, il est vrai que nous ne les avons pas forcément démarché. Pour l’instant, notre travail était vraiment axé sur les entreprises. Mais désormais cela devient nécessaire pour notre label de se rapprocher du monde institutionnel afin de bénéficier d’un appui technique aux implantations. Cela pourrait aussi être un atout précieux pour la détection d’entreprises.
 
Et aussi une source de financement pour les implantations…
Oui, mais pour nous ce n’est pas le nerf de la guerre. Disons que c’est un petit plus. Car une entreprise se localisera toujours en fonction de sa perspective de marché. Les subventions vont jouer un rôle marginal dans son choix. Si un territoire opposé à la zone de chalandise d’un porteur de projet lui propose 30% d’investissement, il semble peu probable qu’il s’y installe. La vraie valeur ajoutée, cela reste la politique d’accueil.
 
Comment envisagez-vous l’avenir des Ecoterritoires ?
Sur un plan pratique, nous serons présents sur Batimat et Energaïa. Mais aussi à Pollutec où la Somme – Picardie Maritime va créer un point d’accueil Ecoterritoires sur son propre stand. Plus globalement, nous ferons en fin d’année une évaluation de la seconde phase du dispositif et envisager la suite à donner au label. A priori tous les territoires souhaitent poursuivre l’aventure. Mais on sait qu’on peut pas en rester là. Nous devons donner du contenu à la dynamique de ce label.
  
[1] Tout-En-Solaire, Bureau d’Etudes Technique et de conseils pour les projets solaires photovoltaïques – Communauté Urbaine de Creusot-Montceau

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Après l’éolien sphérique, le solaire cylindrique

Après l’Energy Ball, une éolienne sphérique individuelle conçue par le suédois Home Energy, voici l’ElectraWall, une technologie originale capable de collecter, de stocker et de restituer l’énergie solaire dans les endroits en plein air, de jour comme de nuit, et par tous les temps.

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Groundbreaking Energy Ball Wind Turbine for Home Power

 

Swedish company Home Energy recently revealed an innovative wind turbine that spins in a spherical formation. Eschewing traditional rotors for a sleek orb structure, this beautiful rethinking of conventional wind turbine design utilizes the Venturi principle, which funnels wind within the turbine’s blades. The resulting spherical wind turbine features increased efficiency and lower noise levels – making it ideal for small scale energy needs such as personal home use. Best of all it’s called the Energy Ball: the fun name is an added bonus.

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Energies renouvelables : la Chine devient plus attractive que le Royaume-Uni

Au premier semestre 2008, la Chine a suppléé le Royaume-Uni dans le top 5 des pays les plus attractifs en matière d’investissement dans les énergies renouvelables selon Ernst & Young. Les USA restent le pays le plus attractif. La France se classe 9e.

La Chine a gagné deux places et se classe quatrième du top 5 des pays les plus attractifs en matière d’investissements dans les énergies renouvelables, selon le baromètre des énergies renouvelables publié le 19 août par le cabinet Ernst & Young. Cette entrée de la Chine dans le top 5 est une première en cinq ans d’existence du  »Ernst & Young Renewable energy country attractiveness indices », qui évalue les investissements globaux dans les énergies renouvelables. Au cours du premier semestre 2008, les Etats-Unis gardent la tête du classement, suivis par l’Allemagne, l’Inde, la Chine et l’Espagne. Le Royaume-Uni n’a plus sa place dans le top 5 et se classe désormais en sixième position. La France, quant à elle, arrive en neuvième position. Selon le cabinet Ernst & Young, les investissements mondiaux dans les énergies renouvelables pourraient atteindre 750 milliards de dollars d’ici 2016.

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13 Startups Working on Solar Concentrating PV

We’re all familiar with standard photovoltaic solar panels, and many of us are starting to become familiar with solar thermal tech that uses the sun’s heat to generate power, but there’s also a third option. Over a dozen startups are working on ways to use mirrors and lenses to concentrate sunlight hundreds of times onto tiny highly-efficient solar cells. Called concentrating photovoltaic technology (CPV) the systems are meant to cut back on one of the most expensive parts of traditional PV: the silicon-based solar panel.

CPV startups say the latest tech can provide solar systems at a lower cost per watt but with as much or more power. There are high concentrating systems and low concentrating systems, but most of the companies are trying overcoming the expensive silicon shortage. Though many companies are just starting to bring products to market, and the systems seem to require a lot of moving parts, these 13 companies are working out the details:

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Ewicon : un convertisseur électrostatique pour l’énergie éolienne

Aux Pays-Bas, les turbines éoliennes sont régulièrement décriées. Outre le danger qu’elles constituent pour les oiseaux, on leur reproche d’être très bruyantes et de polluer le paysage.   

Des chercheurs des universités de Wageningen et de Delft développent un convertisseur électrostatique produisant directement de l’électricité en une seule conversion : l’Ewicon (Electrostatic Wind Energy Converter).

Rappelons que les turbines traditionnelles fonctionnent en double conversion puisqu’elles transforment l’énergie éolienne en énergie mécanique avant de pouvoir générer de l’électricité.

Des gouttes d’eaux chargées électriquement sont déplacées par le vent et recueillies par une grille d’acier inoxydable dont la charge augmente. Cette variation de charge produit un courant continu facile à collecter à partir de la grille.  

L’Ewicon ne présente aucun des inconvénients des éoliennes actuelles et a beaucoup d’avantages : il n’utilise aucune pièce en mouvement, il ne nuit pas aux oiseaux, il est relativement silencieux et a un facteur d’usure limitée. Des tests en laboratoire à l’université de Delft ont montré que l’Ewicon fournirait 1 à 2 MW de puissance pour une vitesse du vent de 10 m/s. Pourtant le rendement reste encore très bas. L’Ewicon utilise également trop d’eau et coûterait plus cher qu’une turbine éolienne. Les chercheurs font des essais à petite échelle, avec de l’eau vaporisée des piscines et des serres.

Pour le moment, la mise en œuvre de l’Ewicon reste un projet long-terme.  

Source : BE Pays-Bas numéro 29 (17/07/2008) – Ambassade de France aux Pays-Bas /ADIT

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